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  • Dialogue n°7 : Accord d'investissement Chine-UE

    Chine, dialogue, revue, France, Europe, accord UE, Selon Eurostat, le volume total des échanges entre Chine-UE est d’environ 586 milliards d’euros (+5,3 %). C’est historique, la Chine a dépassé les États-Unis et est devenue le premier partenaire commercial de l’Union européenne (UE). Au cours des onze premiers mois de 2020, les 27 pays de l’UE ont investi 117,98 milliards de dollars en Chine, et les investissements directs cumulés de la Chine dans ces pays ont dépassé 80 milliards de dollars.

    En juin 2020, la Chambre de commerce de l’UE et le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger ont publié conjointement à Beijing l’Enquête de confiance 2020. Elle montre que le marché chinois est très attrayant pour la plupart des entreprises de l’UE en Chine, plus de 60 % des sondés déclarant que la Chine restait l’une des trois principales destinations pour leurs investissements. Comme l’annonce cette enquête, des entreprises européennes comme le constructeur automobile allemand Daimler et le fabricant de robots industriels HAHN Automation ont annoncé successivement une hausse de leurs investissements en Chine. Le 1er mars 2021, l’Accord sur les indications géographiques entre la Chine et l’UE est entré en vigueur, avec 550 indications géographiques (275 en Chine et la même quantité dans l’UE) concernant les alcools, le thé, les produits agricoles et les denrées alimentaires. Dans le premier lot des 100 indications géographiques, on trouve le thé Pu’er et l’alcool Moutai pour la Chine, et le Champagne français, le whisky irlandais et la bière de Munich pour l’UE. La Chine et l’UE ont également décidé de mettre en place deux mécanismes de dialogue de haut niveau dans les domaines environnemental, climatique et numérique pour entamer conjointement une coopération verte Chine-UE et un partenariat numérique. Fin 2020, les négociations sur l’Accord global sur les investissements Chine-UE ont pris fin. Comme l’a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula vonder Leyen, cet accord « offrira un accès sans précédent au marché chinois pour les investisseurs européens, permettant à nos entreprises de se développer et de créer des emplois ».

    Ce numéro s'attèle en mettre en évidence l'importance de ces liens entre l'Europe & la Chine.

     

    Ont participé à ce numéro :  Sonia Bressler,  Zhou Jinzhu (directeur adjoint et chercheur associé du Département de recherche sur le commerce international au Conseil chinois pour la promotion du commerce international (CCPIT) ), YAN WEIJUAN (journaliste à La Chine au présent), YAO LING (directrice de l’Institut de l’Europe de l’Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique relevant du ministère du Commerce), AUGUSTO SOTO (directeur du projet Dialogue avec la Chine),  NICOLAS ZINQUE(journaliste à La Chine au présent), JIN XIN (secrétaire général de l’Alliance de coopération internationale des think tanks de « la Ceinture et la Route »), CUI HONGJIAN (directeur du département des études européennes à l’Institut chinois des études internationales), David Gosset (fondateur du Forum Europe-Chine), FRANCISCUS CORNELIS GERARDUS MARIA TIMMERMANS (vice-président exécutif en charge du Pacte vert pour l’Europe à la Commission européenne),  YANG JING (fondateur de la marque Bonjour Brand et de la société Bonjour Shanghai),  LU RUCAI  (rédactrice en chef),  ZHANG GUOBIN (ancien consul général de Chine à Strasbourg et directeur adjoint de The Charhar Institute), JACQUES FOURRIER (journaliste français basé à Beijing depuis 25 ans), JIA TSE RING (jeune chercheur, titulaire d’une maîtrise en philosophie du bouddhisme tibétain), HOU WENWEN (journaliste à Tianfu Culture),  GUO ZHIDONG (chercheur en culture traditionnelle chinoise au Musée de la cour n°93), Cheng ShanyanAnaëlle Shahar (manager dans le numérique, master en communication numérique),  SÉBASTIEN ROUSSILLAT (traducteur professionnel).

  • La Chine et l’Italie signent un protocole d’accord

    En Italie, Xi Jinping a promis une « nouvelle route de la soie » à double sens, pour tenter de désamorcer les inquiétudes autour des nouvelles routes de la soie de la part de Bruxelles et Washington.

    L’Italie a signé un protocole d’accord « non contraignant » sur ce projet d’infrastructures maritimes et terrestres, a précisé le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. L’accord a été plutôt mal accueillie par les partenaires européens de l’Italie.

    Tentant d’unifier une approche européenne face à la Chine, Emmanuel Macron a estimé à Bruxelles que ce n’était « pas une bonne méthode de discuter de manière bilatérale des textes d’accord sur les nouvelles routes de la soie ».

    Dans une interview au Welt am Sonntag, la ministre allemande des Affaires Etrangères Heiko Haas a indiqué que « si certains pays croient pouvoir faire de bonnes affaires avec les Chinois, ils seront surpris quand ils s’apercevront qu’ils sont devenus dépendants ».

    Beijing et Rome ont accepté de coopérer dans les domaines de l’environnement, des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’urbanisation durable, de la santé, de l’aviation, des technologies spatiales, des infrastructures et des transports, ajoute le communiqué.

  • Xi Jinping à Paris, l’Europe cherche une position commune

    Après avoir signé un mémorandum d’entente avec le premier ministre italien, le président chinois Xi Jinping s’est rendu en France, où il a  pu s’entretenir avec le président français.

    Signature de contrats

    Lors de cette rencontre, de nombreux contrats on été signés entre des entreprises chinoises et françaises. Ainsi, a été officialisée la vente de près de 300 avions par Airbus au groupe chinois « China Aviation Supplies Holding Company ».  Le transporteur français CMA CGM va pour sa part acheter 10 porte-conteneurs  à « China State Shipbuilding Corporation ». Ces opérations  témoignent de la confiance des entreprises dans le développement des transports dans le monde.

    D’autres contrats concernent spécifiquement le développement durable, mais aussi la finance.

    Renforcer le dialogue Chine-Europe

    Contrairement à l’Italie, la France n’a pas formellement rejoint l’initiative « Belt and Road », malgré l’intérêt très fort des entreprises et décideurs français pour ce projet. Pour Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, la visite de Xi Jinping devrait être un nouveau départ des relations franco-chinoises.

    Le président français cherche à créer une position européenne commune face au projet chinois. Il a ainsi invité Jean-Claude Juncker, président de la Commission et Angela Merkel pour une discussion avec Xi Jinping le 26 mars.  Cette rencontre a été l’occasion de remettre les choses à plat entre la Chine et ses partenaires européens.

    Pour Macron, « le choix de l’évidence et de la raison au 21e siècle est dans un partenariat eurochinois fort, défini sur des bases claires, exigeantes et ambitieuses ».

    L’Europe reste méfiante face au projet des nouvelles routes de la Soie, et espèrent une plus forte ouverture du marché chinois pour ses entreprises. Cependant, malgré ces craintes, le dialogue Chine-Europe progresse comme en témoigne le prochain sommet UE-Chine qui se tiendra à Bruxelles le 9 avril prochain.

    L’Europe n’est pas hostile aux investissements chinois  sur le continent, et conduit sa propre politique en dehors de l’influence américaine concernant la Chine. La Commission européenne vient ainsi d’autoriser les entreprises chinoises, dont Huawei, à s’implanter dans le marché de la 5G en Europe.

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    Après avoir signé un mémorandum d’entente avec le premier ministre italien, le président chinois Xi Jinping s’est rendu en France, où il a  pu s’entretenir avec le président français.

    Signature de contrats

    Lors de cette rencontre, de nombreux contrats on été signés entre des entreprises chinoises et françaises. Ainsi, a été officialisée la vente de près de 300 avions par Airbus au groupe chinois « China Aviation Supplies Holding Company ».  Le transporteur français CMA CGM va pour sa part acheter 10 porte-conteneurs  à « China State Shipbuilding Corporation ». Ces opérations  témoignent de la confiance des entreprises dans le développement des transports dans le monde.

    D’autres contrats concernent spécifiquement le développement durable, mais aussi la finance.

    Renforcer le dialogue Chine-Europe

    Contrairement à l’Italie, la France n’a pas formellement rejoint l’initiative « Belt and Road », malgré l’intérêt très fort des entreprises et décideurs français pour ce projet. Pour Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, la visite de Xi Jinping devrait être un nouveau départ des relations franco-chinoises.

    Le président français cherche à créer une position européenne commune face au projet chinois. Il a ainsi invité Jean-Claude Juncker, président de la Commission et Angela Merkel pour une discussion avec Xi Jinping le 26 mars.  Cette rencontre a été l’occasion de remettre les choses à plat entre la Chine et ses partenaires européens.

    Pour Macron, « le choix de l’évidence et de la raison au 21e siècle est dans un partenariat eurochinois fort, défini sur des bases claires, exigeantes et ambitieuses ».

    L’Europe reste méfiante face au projet des nouvelles routes de la Soie, et espèrent une plus forte ouverture du marché chinois pour ses entreprises. Cependant, malgré ces craintes, le dialogue Chine-Europe progresse comme en témoigne le prochain sommet UE-Chine qui se tiendra à Bruxelles le 9 avril prochain.

    L’Europe n’est pas hostile aux investissements chinois  sur le continent, et conduit sa propre politique en dehors de l’influence américaine concernant la Chine. La Commission européenne vient ainsi d’autoriser les entreprises chinoises, dont Huawei, à s’implanter dans le marché de la 5G en Europe.

    Créer un projet européen

    Le plus important maintenant pour l’Europe est de créer un projet commun pour répondre à l’invitation chinoise de rejoindre la BRI. Les membres de l’Union doivent chercher à définir leurs priorités et à créer des synergies entre eux pour que d’une part le marché européen devienne attractif pour les investisseurs chinois, et pour que deuxièmement, la Chine voie dans l’Europe un partenaire capable de définir des objectifs à long terme.

    Plus que jamais, la Chine et l’Europe peuvent ensemble construire la BRI.

    Source OBOR- EUROPE

  • Le Pakistan et la Chine inaugurent un nouveau corridor commercial

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    Le premier conteneur chargé lors de l'inauguration en grande pompe du nouveau corridor commercial reliant le port pakistanais de Gwadar et la ville chinoise de Kashgar, à Gwadar, le 13 novembre 2016.

    REUTERS/Caren Firouz

    Pour la première fois, une cargaison de 150 conteneurs venus de Chine a été embarquée dimanche 13 novembre à bord d'un navire au port de Gwadar au Pakistan. C'était l'inauguration du corridor économique sino-pakistanais, un vaste projet évalué à 46 milliards de dollars.

    Le corridor économique entre la Chine et le Pakistan s'étend de la ville de Kashgar, au Xinjiang, jusqu'au port de Gwadar ouvrant sur le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.

    Long de 2 000 kms, empruntant l'une des branches de l'antique route de la soie, il permet à la Chine de réduire de 10 000 km le transport de ses exportations de marchandises vers le Moyen-Orient. Il rend également la Chine moins dépendante des routes maritimes passant par le détroit de Malacca pour ses importations de pétrole du Moyen-Orient.

    Pour le Pakistan, ce projet de liaisons routières, ferroviaires, oléoducs et réseaux de communications constitue un apport massif d'investissements chinois jusqu’en 2031 que d'aucuns ont comparé à un plan Marshall.

    Mais le port de Gwadar se situe au Baloutchistan, la plus vaste et la plus pauvre des provinces pakistanaises, et elle est régulièrement agitée par des violences séparatistes ou islamistes. Tel l'attentat-suicide qui a eu lieu samedi dans un sanctuaire soufi. Les autorités pakistanaises se sont engagées à mettre en place les forces de sécurité nécessaires.